Quel parent n’a pas entendu cette petite phrase son nourrisson tout juste venu au monde ? Cette petite phrase qui vous fait vous sentir presque coupable quand, aux 6 mois de votre bébé, votre meilleure amie semble vous plaindre, ou que votre pédiatre vous recommande de “donner un biberon plus conséquent” si vous n’allaitez pas, ou tout simplement de compléter votre allaitement, sans doute pas assez riche, d’après lui / elle … Cette petite phrase qui vous fait vous sentir “hors norme” parce qu’à un an, vos nuits ne sont toujours pas complètes...ni même aux 18 mois de votre chérubin !

Oui, je dis bien VOS nuits. Et c’est volontaire. Parce qu’avant de vouloir qu’un nouveau-né, un nourrisson ou un enfant fasse ses nuits, dorme d’un trait, et qu’il vous permette ainsi de faire VOS nuits, encore faudrait-il s’intéresser à SON sommeil. Et se rendre compte que le sommeil d’un bébé n’a rien à voir avec celui d’un enfant plus grand, et encore moins avec celui d’un adulte. Parce que nos phases de sommeil ne sont pas les mêmes, et que notre capacité à gérer nos réveils n’a rien à voir avec celle de notre nouveau-né à peine sorti de son doux cocon maternel. Quelques chiffres pour illustrer ces propos : à environ 2 mois, 25% des bébés font “leurs nuits” (6 heures de sommeil sans interruption). Sans parler des retours en arrière lors des pics de croissance ou au moment où d’autres acquisitions se mettent en place.

N’oubliez pas, encore une fois, qu’aucun nouveau-né, aucun nourrisson, aucun enfant n’est semblable. Chacun “apprend” (oui, c’est un apprentissage) à dormir selon son propre rythme, de même que chaque nouveau-né apprendra, à son rythme, à marcher. Mes 6 enfants ont tous eu des nuits bien différentes et ont “fait mes nuits” à des âges variés. Alors observez-les, laissez aussi parler votre ressenti, votre instinct de mère. Ecoutez-vous, si vous choisissez de mettre en place une “méthode” parce que vous n’en pouvez tout simplement plus. Et c’est compréhensible, ne culpabilisez surtout pas : nous aussi, en tant qu’adultes, sommes inégaux vis-à-vis du besoin en sommeil et de la tolérance à la fatigue. Mais n’adoptez pas une “méthode” parce que votre pédiatre vous a dit que c’était la meilleure, ou parce que la fillette de votre voisine épuisée a très bien réagi à une autre.

Essayez, tâtonnez, observez votre enfant, ressentez vos émotions, aidez-le dans son apprentissage, et trouvez ce qui est bon pour vous deux, pour votre famille, pour votre couple. Si vous sentez au fond de vous que ce qui apaise votre bébé, votre bambin de 18 mois, de 2 ans, c’est de s’endormir à vos côtés, puis de vous rejoindre dans votre lit au milieu de la nuit, si votre couple n’en pâtit pas, alors foncez. Si au contraire votre conjoint ne le supporte plus, trouvez un compromis, essayez une autre méthode qui correspondra mieux à tous. Il en existe de nombreuses, que j’ai essayées pour la plupart, et en tâtonnant, nous avons, ensemble, à 3, trouvé la nôtre. Pour que le sommeil redevienne un plaisir pour tous. C’est promis, je vous en reparle très bientôt.

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