Ceux qui me suivent depuis peu sont peut-être étonnés par la fréquence de mes articles, pour un blog qui démarre… Un article tous les jours depuis début mars ? Oui, car j’ai relevé un défi lancé par Olivier Roland, “un contenu par jour pendant 30 jours”. Les défis, les challenges, sont aujourd’hui monnaie courante – dans les entreprises, sur les réseaux sociaux, en développement personnel. Mais pourquoi relever des défis ? Y-a-t’il des limites aux défis ?

Pourquoi relève-t-on des défis ?

Je suis typiquement le genre de personne qui aime relever des défis. Et qui a du mal à ne pas aller au bout. Pourquoi me lancer dans des défis ? Pas forcément toujours pour les bonnes raisons, je le reconnais. Parfois pour me dépasser. Mais parfois aussi pour répondre à un besoin “d’être aimée”, pour rentrer dans le moule. Ce qui n’est pas forcément une bonne raison…

Les enfants qui explorent leur environnement, qui grimpent pour la première fois à l’échelle, relèvent leurs premiers défis. Des défis qu’ils se fixent inconsciemment. Parce que pour un enfant, rien n’est impossible, notamment s’il est plongé dans un environnement bienveillant, encourageant. Un enfant est enthousiaste, il va de l’avant vers ce qui le guide. Sans que nous, parents, ayons besoin de lui dire “passe le pont” ni qu’il verbalise son défi. Il dira peut-être “maman, j’ai peur”, mais, soutenu, il avancera.

En tant qu’adultes, nous avons très souvent perdu cet enthousiasme. Et nous avons besoin de défis, de challenges pour avancer. Pour nous stimuler.

Nous nous fixons parfois ces défis sans le dire. Sans l’avouer aux autres, pour ne pas avoir l’air d’une “poule mouillée”. Combien de fois n’ai-je pas chaussé mes étriers en cachant ma peur de ne pas réussir ce concours de saut d’obstacles ? Juste parce que je voulais me prouver à moi-même, au delà des autres, ce que je valais.

Relever des défis permet de modifier notre comportement dans certains domaines, de changer nos habitudes. Les défis alimentaires fleurissent un peu partout et séduisent : un mois sans sucres, une semaine sans laitages, un jour par semaine sans protéines animales…60% des Canadiens se fixeraient ainsi des buts difficiles qu’ils s’efforcent d’atteindre. Les challenges nous amènent à tester des routines, de nouvelles habitudes. Et surtout, à se tester soi. A voir jusqu’où l’on peut aller dans un domaine particulier. A repousser nos propres limites, en tous cas celles que l’on connaissait.

Relever un défi me permet de découvrir, parfois, ce dont je suis réellement capable. Au-delà de ce que je m’imaginais. Je me souviens être partie à l’assaut du Roc d’Enfer, en Haute-Savoie, un peu morte de trouille. Parce qu’on m’avait dit que ce serait difficile. Que certains passages étaient délicats. Mais je voulais me prouver que je pouvais le faire. Ne pas flancher, aller jusqu’au bout. Et comme dirait mon tendre et cher, quand j’ai quelque chose dans la tête… J’ai eu peur, j’ai hésité, j’ai crié je crois, mais j’y suis arrivée. Et j’ai été tellement fière de moi.

Relever un défi, aller au bout, c’est découvrir son potentiel, en même temps ses limites. J’ai “fait le Roc”, mais je sais que je ne ferai pas la pointe de Chavanet, parce que c’est au-delà de mes limites, testées ce jour-là. C’est aussi se retrouver face à soi-même, sans personne d’autre sur qui compter / sans personne d’autre à blâmer en cas d’échec. Se retrouver face à ses ressources intérieures, que l’on ignore parfois soi-même. Relever un défi, c’est prendre conscience que l’on se fixe certaines limites a priori, que l’on est en fait tout à fait capable de dépasser. Notre estime personnelle en ressort grandie.

Se fixer un challenge à accomplir, c’est aussi se donner des objectifs. Afin de sortir de sa routine, de sa zone de confort. Ce blog, que vous parcourez actuellement, est un défi. Notre projet de gite, d’ateliers d’éducation alternative, mon potager en permaculture, encore des challenges à relever. Que certains, amis ou famille, considèrent insensés. Parce que j’ai quitté un emploi salarié pour m’y consacrer. Oui, ce peut être effrayant pour certains, mais c’est tellement stimulant. Je ne suis plus gouvernée par mes peurs et je peux ainsi évoluer, grandir, prendre conscience et confiance, changer. C’est aussi une démarche entrepreneuriale, une démarche par laquelle je prends en main MA vie. Je vis pleinement. J’élève mes exigences, je m’élève. Les défis nous engagent, vis-à-vis des autres lorsqu’ils sont rendus publics, mais également vis-à-vis de soi.

Et si l’on échoue me direz-vous ? N’oubliez jamais que l’on apprend autant des échecs : on peut notamment apprendre à mieux appréhender nos limites. Pour mieux réussir le prochain défi. La prochaine expérience. Vivez vos échecs au présent, pour ce qu’ils sont. Une situation qui est telle qu’elle est, que vous ne pouvez changer, si vous avez fait de votre mieux.

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Chez l’enfant, l’enthousiasme remplace le défi

Les limites des défis

Il me parait important de choisir ses défis soi-même. De ne pas se laisser imposer ses challenges par son entourage ou les réseaux. Avec une exception notable (et ce que je fais en relevant le défi d’Olivier Rolland actuellement :-)) : lorsque le défi proposé résonne en vous.

Quand vous sentez, vous savez que CE défi est intéressant pour votre évolution. Qu’il va vous amener à vous dépasser. L’enjeu aussi peut jouer : j’ai écrit ces 31 articles pour booster mon nouveau blog, pour me familiariser avec le SEO. Au départ, et mes articles le montrent, écrire 500 mots me paraissait en soi un véritable challenge ! J’avais du mal à avoir un référencement simplement “ok” sans y passer plusieurs heures. Et puis j’ai gagné en fluidité, j’ai compris comment travailler efficacement mon référencement. Mais je vais être tout à fait honnête : j’ai aussi relevé ce challenge parce la promesse, au-delà de l’apprentissage, des lots proposés par Olivier Rolland était sacrément attrayante 🙂

Par ailleurs, il est primordial de rester capable de lâcher prise. De dire stop quand relever un défi particulier ne colle plus avec vos propres valeurs dans la vie, vos propres attentes. Quand vous atteignez vos limites, il faut savoir l’accepter.

Je dois l’avouer, j’ai été à deux doigts de laisser tomber le challenge “un contenu par jour pendant 31 jours” à seulement 5 jours de son terme… Non par manque de motivation, non par panne d’inspiration ou par usure. Mais parce que ce week-end était un moment entre parenthèses, avec ma famille, dans un lieu magique. Que je sentais que j’atteignais mes limites, concernant mes valeurs. Et que je n’avais pas réussi à prévoir tous mes contenus en avance. Que ce qui primait et primera toujours, ce sont ces moments de retrouvailles et de moments intenses. Ces instants présents, simples et heureux. Mais j’ai une famille en or, qui m’a encouragée – et je l’avoue, beaucoup de mal à ne pas amener à terme un projet, à ne pas finir ce que je commence :-).

Certains défis peuvent également s’avérer dangereux, comme certains sur les réseaux sociaux. Notamment pour les adolescents. Ne relevez jamais un défi uniquement pour les autres, pour faire comme tout le monde. En quête de popularité. Cherchez plutôt pourquoi vous voulez vous engager. Ce qui vous motive pour relever un défi. Ce que ça vous apporte, à vous. Evitez de mettre votre vie en mode défis. Evitez le culte de la performance à tout prix. Des défis, oui. Qui vous motivent. Vous stimulent. Mais vous font du bien, aussi.

Ce que je retiens, c’est que relever ce défi de “31 contenus en 31 jours” m’a permis d’avancer, de grandir, de voir plus clair dans mon projet. Les défis permettent de se dépasser, de tester ses limites. D’avancer dans sa vie. Pour autant que l’on reste capable de lâcher-prise lorsque les challenges ne nous correspondent plus. La vie ne doit pas devenir un défi permanent. Restez bienveillant avec vous-même. Faites de votre mieux, en toute bienveillance avec les autres, avec vous avant tout. Enfin, ce défi m’aura donné envie…d’essayer de le poursuivre :-). Un article tous les deux jours? Pourquoi pas…

Et vous, avez-vous beoin de vous challenger pour avancer ? Racontez-moi en commentaire vos défis les plus dingues !

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Catégories : Déloppement personnel

4 commentaires

koalatomatomars84792 · 10 avril 2021 à 14:27

Bonjour, je suis d’accord qu’un défi doit être personnel et non pour être reconnu. Me lancer des défis me permet d’aller de l’avant encore faut-il qu’ils ne soient pas trop grands. Hypersensible, je sens bien que seul des petits défis bien définis sont plus faciles à réussir. j’ai voulu faire ce défi de 30 jours en ayant 2 blogs et en plus j’ai corsé les choses bref j’ai vite lâché l’affaire: j’avais vu trop grand!
Mes meilleurs défis: me représenter théâtralement sur une scène, des exposés oraux pendant mes études dont une sur le changement climatique (c’était il y a 18 ans! ), des soirées que j’ai organisées dans le cadre du travail. En écrivant cela, je me rend compte que le relationnel a son importance dans mes défis sans doute par manque de confiance en moi. J’ai encore du travail à faire!

Salolo19 · 10 avril 2021 à 20:28

Bravo pour avoir relevé ce défi 👏🏻👏🏻

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