Pour changer un peu, vous trouverez ci-dessous un petit billet d’humeur, concernant aujourd’hui les experts en bienveillance. Et ce fameux syndrôme de l’imposteur qui nous touche tous à un moment donné.

Il y a deux semaines, j’ai choisi de me lancer un défi. Un défi qui devait m’amener à publier régulièrement sur ce blog pour vous accompagner dans votre parentalité bienveillante. Ou positive. Consciente. Créative. En décortiquant, démystifiant, pendant 6 mois, à raison d’un article par semaine, des expressions courantes en parentalité. Des expressions employées par les parents à destination de leurs enfants, comme “c’est pas grave”, “je suis fière de toi”, “arrête de pleurer”. Ou des phrases couramment entendues comme “conseils” lorsqu’on est parent : “laisse-le pleurer”, “c’est pour son bien”, etc.

Afin de me challenger, moi qui ai toujours eu du mal à croire en moi, à approcher les personnes que je considère plus expertes que moi, j’avais choisi de faire appel pour chaque article à un ou une expert.e en parentalité bienveillante dans le domaine choisi. Il est clair que cette partie du défi me semblait la plus importante et indispensable à sa réussite. D’une part, parce que l’analyse d’une experte ou d’un expert reconnu apporterait sans nul doute à mes lecteurs plus de valeur que mon propre témoignage. Et d’autre part, parce que cet aspect du challenge me forçait à sortir de ma zone de confort, à contacter des personnes que j’admirais. Que je respectais et qui pouvaient me paraître inatteignables. Que je n’aurais jamais osé approcher jusque là.

J’ai donc recensé mes phrases à démystifier puis pris mon courage à deux mains – avec ce trop fameux noeud au ventre, le palpitant en accéléré et ma petite voix préparée. (Vous n’avez pas une voix spéciale “téléphone aux personnes qui m’intimident”, vous? Mes enfants et mon mari ne se privent jamais de se moquer de ma trop fameuse petite voix arrangée :-)). J’ai envoyé des textes sur Messenger, des vocaux, des messages Instagram, de simples mails…. Pour quel résultat ? Sur dix “expert.e.s” contacté.e.s, une seule m’a répondu. Surbookée, engagée dans un tas d’actions, entre enseignement au collège, livres et articles, Soline Bourdeveyre-Veyssiere a malgré tout trouvé le temps d’échanger avec moi. Les autres ? Silence radio. Ni oui, ni non, rien. Ce qui, à mon sens, est bien pire…

Un non, je l’aurais parfaitement entendu. Soline m’a clairement fait comprendre que ma demande ne pourrait être traitée dans l’immédiat, devant le travail en cours. Qu’il faudrait attendre quelques semaines. C’est un aspect que je n’avais pas anticipé, cet aspect temps, alors que ça m’apparaît aujourd’hui comme d’une telle évidence. Chacun doit optimiser son temps, car, comme le disait un certain Sénèque il y a près de deux millénaires à son ami Lucilius “Tout est nôtre, il n’y a que le temps qui nous échappe” ! Et attendre de chacun un texte dans l’immédiat, ou même dans le mois à venir, était une pure illusion. Néanmoins, Soline 1/ m’a répondu et 2/ elle n’a pas décliné, au contraire !

Un non donc, oui, je l’aurais entendu. Un “pas maintenant”, aussi. Pas de réponse, aucun signe ? Plus difficile à comprendre. Sachant que je n’ai pas non plus cherché à atteindre les “top experts” : ni Catherine Gueguen, ni Isabelle Filliozat par exemple, me doutant que ce serait compliqué.

Ce que je retiens ? Que j’ai sans doute été un peu gourmande, trop ambitieuse. En imaginant que chaque personne contactée serait disponible presque dans l’instant pour témoigner dans un blog écrit par…une inconnue. Qui se soucie d’obtenir des liens d’un blog récent, au référencement quasi nul ? En imaginant aussi que, dans la sphère de la parentalité qui se dit positive et bienveillante, dans la “famille” des expert.e.s blogueurs, facebookers ou intagrammeurs ès parentalité positive, lesdit.e.s expert.e.s étaient tous…bienveillants, empathiques et positifs ! Je constate tout simplement que ce n’est pas le cas. Certaines personnes contactées ont le loisir de répondre à de nombreux commentaires sur leurs blogs, pages Facebook, Instagram…mais pas à celui-ci.

Je retiens également qu’il ne faut pas toujours voir les “autres” plus experts que soi, que de nombreux “spécialistes” que je visais n’ont pas plus d’expérience que mes 25 ans de pratique de la parentalité. Pas plus de lectures au compteur ou de formations. Qu’il faut apprendre à SE faire confiance. Le fameux “syndrome de l’imposteur“, qui fait que l’on se sous-estime à force de se comparer. Alors je vais reprendre mes phrases et tenter de les démystifier pour vous. Avec mes retours d’expériences, mon histoire, mes compétences.

Si une phrase vous interpelle, si vous souhaitez que nous échangions sur une en particulier, que vous avez trop entendue petit.e, qui vous a impacté.e, que vous redites aujourd’hui – dites-le moi en commentaires 🙂

Si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à le partager :-)
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Catégories : Parentalité consciente

2 commentaires

Coralie Ingelbert · 15 avril 2021 à 14:46

Bonjour,

Je viens de prendre connaissance de ton petit billet d’humeur. Même si ce n’est pas facile, tu as choisi une voie intéressante, te faire confiance.
Bonne continuation pour la suite. A bientôt

Coralie

Vous avez aimé cet article ? Laissez-moi un commentaire !

%d blogueurs aiment cette page :