Après plusieurs enfants dans le système classique (en dehors de quelques années en école Montessori 3-6 ans pour mes ainées aux Etats-Unis), l’observation de l’évolution de l’éducation “à la française” au fil des années, la comparaison entre pays, et plusieurs expériences vécues de l’intérieur en tant qu’enseignante, j’ai pris beaucoup de recul avec notre système éducatif à la française, celui proposé (imposé) par l’éducation nationale. Et adapté mon accompagnement grâce au co-schooling.

Lorsque mes filles ont eu 3 ans, en 1998, il ne me serait jamais venu à l’esprit de ne pas les scolariser. Je connaissais vaguement certaines pédagogies alternatives comme Freinet ou Montessori. Mais pas plus. J’avais, profondément ancrée en moi, l’idée que “l’école, c’est indispensable à la socialisation”, indispensable aussi aux apprentissages dits formels. Puis j’ai vu mes ainées évoluer dans un système alternatif, dans un pays différent.

J’ai également découvert l’école de l’intérieur, aussi bien en tant que parent d’élève qu’en tant qu’enseignante. Je me suis beaucoup documentée, je me suis également formée en neurosciences, en pédagogies alternatives. J’ai été assistante maternelle, spécialisée en pédagogies alternatives. Dans ce cadre, j’ai observé les enfants que je gardais, ainsi que mes enfants et mes élèves. A l’école, puis au collège et enfin au lycée. J’ai lu et beaucoup appris. J‘ai découvert ce qu’était la violence éducative ordinaire et compris que j’en avais été témoin et actrice. Aussi bien dans mon enfance que dans mes débuts de maman, et que nos écoles en étaient remplies (que sont les bons points si ce n’est une VEO…).

J’ai découvert les écrits de Maria Montessori (notamment “l’Enfant”), d’Alice Miller (“C’est pour ton bien”) ou encore d’Ivan Illich (“Une société sans école”). Ceux de Monique Tedeschi ou d’Isabelle Huiban sur la pédagogie Steiner-Waldorf, ainsi que les témoignages d’André Stern. Et compris que non, l’école telle qu’on nous la propose depuis des décennies et telle qu’elle évolue aujourd’hui n’est pas la panacée, loi s’en faut !

Table des saisons – le printemps

L’observation, avec mes connaissances, mon vécu, mon ressenti, du fonctionnement de l’école maternelle aujourd’hui, où ma fille de 4 ans est scolarisée, conforte mon sentiment selon lequel elle n’est plus du tout adaptée à l’enfant : à l’inverse, il est demandé à l’enfant de s’adapter à elle. Les programmes, les compétences à acquérir sont figées de plus en plus tôt. Sans observer les besoins des uns, les envies des autres, sans prendre en compte les fameuses “périodes sensibles” de Maria Montessori. Sans répondre aux appétences du moment de chaque enfant. Parce que oui, un enfant peut être prêt à lire à 4 ans, à dénombrer jusqu’à 100 en moyenne section, à découvrir l’histoire, la géographie ou les techniques de l’aquarelle à tout âge.

Exploration des continents

Alors, à défaut de trouver une école financièrement abordable permettant à ma petite dernière d’avancer à son rythme selon ses envies et ses périodes sensibles. A défaut de pouvoir lui proposer l’instruction en famille pour des raisons d’organisation, je lui offre un environnement et une posture à son écoute. Favorables à son développement. Le fameux co-schooling. J’observe ma fille, je l’écoute me parler de ses envies, de ses rêves. Et je lui offre un environnement varié. Globe des continents, guitare, plateaux de vie pratique et de vie sensorielle, jeux de société, lettres rugueuses, table des saisons. Land art, alphabet mobile, perles colorées, fuseaux. Palette d’aquarelle, livres, dont certains faciles à lire pour une enfant débutant la lecture. Mais aussi balades quel que soit le temps, à la recherche des trésors de la nature et de son observation.

Découvertes au gré des balades

Je la laisse me diriger vers ses besoins du moment, se construire, sans curriculum, sans programme. S’épanouir. Gagner en confiance et en autonomie. Ces activités choisies l’apaisent, elle se reconnecte à sa personne. Je ne peux que vous conseiller de mettre en place un tel système. Qui ne demande à la base que de l’observation, celle de votre enfant, même si vous n’avez que peu de temps chaque jour, ou seulement certains jours. Quelle qu’en soit la durée sur chaque semaine, ce ne sera que positif. Votre enfant sera plus serein, à la maison comme à l’école. Parce qu’il se sentira compris et accompagné, selon ses propres besoins. Et ça n’a pas de prix. Alors, lancez-vous!

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Catégories : Education

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